Mis à jour le 22 janvier, 2026

Devenir chauffeur VTC : les étapes clés en 2026

Vous souhaitez gagner votre indépendance financière et gérer votre emploi du temps en prenant la route à votre compte ? Si l'ambition de devenir chauffeur vtc séduit de nombreux entrepreneurs, elle exige une préparation rigoureuse pour naviguer entre les obligations légales et la réalité du terrain. Découvrez dans ce dossier la méthode exacte pour valider votre examen, sélectionner le statut juridique le plus avantageux et transformer cette opportunité en une activité rentable et durable.

Fiche Identité Métier 

Chauffeur VTC

Type d'activité

Commerciale

Code APE/NAF le plus fréquent

49.32Z – Transports de voyageurs par taxis (couramment attribué aux VTC)

Diplôme requis

OBLIGATOIRE : Examen VTC + Carte professionnelle VTC

Formalités spécifiques

Carte professionnelle VTC (préfecture) après réussite à l’examen, aptitude médicale et casier B2; inscription au registre national des VTC (renouvellement tous les 5 ans) et apposition du macaron VTC; véhicule conforme (4–9 places, 4 portes) avec contrôle technique à jour; assurance RC pro et assurance auto « transport de personnes »; formation continue 14 h tous les 5 ans.

Coût de démarrage estimé

12 000 € à 45 000 € (véhicule d’occasion ou LLD/LOA) + 1 000–2 500 €/an d’assurance + 300–500 € examen/formation + 60–170 € carte pro + ~170 € inscription au registre + équipement (smartphone, TPE).

Assurances obligatoires

Assurance auto professionnelle (transport de personnes) obligatoire; Responsabilité civile professionnelle VTC obligatoire; Protection juridique recommandée.

Rentabilité moyenne

Chiffre d’affaires moyen 25–40 € HT/heure; après commissions plateformes, charges et carburant, revenu net avant impôt souvent 12–20 €/h (variable selon zone et taux d’occupation).

Les prérequis incontournables avant de démarrer

Vous envisagez de devenir chauffeur VTC ? Avant de foncer, vérifiez si vous passez la barre. Ces conditions ne sont pas des suggestions, ce sont des murs infranchissables si vous ne les respectez pas.

Votre permis de conduire et votre casier judiciaire

La base absolue reste le permis de conduire catégorie B. Vous devez le détenir depuis au moins 3 ans, ou 2 ans si vous avez suivi la conduite accompagnée.

Parlons du casier judiciaire (bulletin n°2). Il doit être vierge de condamnations lourdes : délits routiers graves, conduite sans permis, ou peines de prison pour vol, escroquerie ou agression sexuelle.

Ne négligez pas ce point. Sans un permis valide et un casier irréprochable, votre projet s'arrête net avant même d'avoir commencé.

Le contrôle médical : une étape obligatoire

Votre santé compte autant que votre conduite. L'aptitude physique doit être validée par un examen médical spécifique. Oubliez votre médecin traitant, il n'est pas habilité ici.

Vous devez impérativement consulter un médecin agréé par la préfecture. L'objectif est d'obtenir un avis médical positif, officialisé par le formulaire Cerfa n°14880.

Cette visite médicale constitue une condition sine qua non. C'est la garantie de sécurité indispensable pour vos futurs passagers et pour votre légitimité.

Les conditions essentielles en résumé

Ces prérequis forment les fondations de votre activité. Ils valident concrètement votre profil de candidat potentiel.

  • Détention du permis B depuis plus de 3 ans (ou 2 ans avec conduite accompagnée).
  • Présentation d'un casier judiciaire (bulletin n°2) sans condamnation incompatible avec la profession.
  • Obtention d'un avis médical positif d'un médecin agréé.
  • Notez que le brevet de secourisme (PSC1) n'est plus obligatoire mais reste un atout.
infographie les conditions essentielles en resume devenir chauffeur vtc

L'examen vtc : le passage obligé pour obtenir sa carte

Une fois que vous cochez toutes les cases des prérequis, la prochaine montagne à gravir est l'examen officiel.

Se préparer à l'examen : formation recommandée

Vous pensez réussir sans effort pour devenir chauffeur vtc ? Mauvaise idée. Si la formation de préparation n'est pas techniquement obligatoire, elle reste l'arme secrète des candidats sérieux. L'examen n'est pas une simple formalité administrative.

Ces stages intensifs vous arment concrètement pour la théorie et la pratique. On y bosse la réglementation, la gestion, la sécurité et l'anglais, des points souvent sous-estimés par les candidats. C'est souvent là que les non-initiés échouent.

Voyez ça comme un investissement stratégique. C'est le prix à payer pour mettre toutes les chances de son côté dès le premier passage.

L'épreuve théorique : tester vos connaissances

Oubliez le simple Code de la route, c'est bien plus corsé. Cette épreuve prend la forme d'un QCM exigeant qui balaye un large spectre de compétences. Ce n'est pas un test que l'on passe à la légère.

Le programme est dense : réglementation des transports, sécurité routière, gestion d'entreprise, français et une base d'anglais. Notez aussi la présence de la nouvelle épreuve sur la prévention des violences sexistes et sexuelles. Tout doit être maîtrisé.

Pour valider cette étape, l'inscription se fait obligatoirement auprès de la Chambre de Métiers et de l'Artisanat (CMA) de votre région.

L'épreuve pratique : démontrer votre savoir-faire

Ici, on ne joue plus, c'est une mise en situation réelle. L'épreuve dure environ 20 minutes et va bien au-delà de la simple conduite. Vous devez prouver que vous êtes un pro face à un client.

L'examinateur scrute tout : la qualité de la conduite, le respect des règles, mais aussi l'accueil du client, la facturation et la capacité à suivre un itinéraire. La relation client reste au cœur de l'épreuve.

La réussite à ces deux épreuves débouche sur une attestation de la CMA. C'est le véritable sésame pour la suite.

Le choix du statut juridique : une décision stratégique

L'attestation en poche, vous n'êtes pas encore chauffeur. Il faut maintenant donner une existence légale à votre activité, et le choix de la structure est déterminant.

La micro-entreprise : la voie de la simplicité ?

C’est souvent la porte d’entrée privilégiée pour devenir chauffeur VTC sans maux de tête. Pourquoi ? Sa force majeure réside dans une gestion administrative allégée qui séduit les débutants.

Mais attention au revers de la médaille. Vous perdez de l'argent chaque jour en ne pouvant pas déduire ses frais professionnels. Carburant, assurance, entretien : ces charges colossales restent malheureusement à votre charge.

De plus, le plafond de 77 700 € arrive vite. Ce frein limite souvent l'évolution vers un statut d'auto-entrepreneur pérenne.

La société (eurl ou sasu) : pour voir plus grand

Si vous voyez loin, la création d'une société (EURL ou SASU) s'impose comme l'alternative crédible. C’est le choix de la professionnalisation pour ceux qui visent le long terme.

Ici, la logique change radicalement. Vous profitez de la déduction des charges réelles, d'une absence de plafond et d'une meilleure protection sociale. Une structure taillée pour absorber la croissance.

Certes, les démarches sont plus lourdes et coûteuses. Une réflexion sérieuse est nécessaire avant de se mettre à son compte via ce modèle.

Comment choisir entre micro-entreprise et société ?

Tout dépend de votre appétit et de votre business plan. La micro-entreprise reste idéale pour tâter le terrain ou exercer à temps partiel sans prendre trop de risques.

En revanche, visez la société (SASU/EURL) pour une activité à plein temps. La possibilité d'amortir le véhicule et de récupérer la TVA fait souvent pencher la balance financièrement.

Quoi qu'il en soit, l'immatriculation de l'entreprise est une étape obligatoire qui se règle désormais en ligne.

Les démarches administratives pour être en règle

Votre entreprise a désormais une forme juridique. Maintenant, il faut s'attaquer au cœur de la bureaucratie VTC pour avoir le droit de prendre la route.

Obtenir la fameuse carte professionnelle VTC

Avec l'attestation de réussite de la CMA en main, l'étape suivante consiste à demander la carte professionnelle VTC. C'est le document officiel indispensable qui prouve votre capacité à devenir chauffeur VTC légalement.

La demande s'effectue exclusivement en ligne auprès de la préfecture de votre département. Cette carte est payante et possède une durée de validité de 5 ans, après quoi un stage de formation continue devient impératif.

Une fois reçue, elle doit être apposée de manière visible sur le pare-brise du véhicule en service.

L'immatriculation au Répertoire National des Entreprises (RNE)

Notez que l'activité de VTC est considérée comme artisanale par l'administration. Par conséquent, l'inscription au Répertoire National des Entreprises (RNE) est un passage obligé pour exercer votre métier en toute légalité.

Cette démarche administrative se réalise désormais entièrement via le Guichet des formalités des entreprises. Vous devrez y fournir plusieurs justificatifs numériques : votre pièce d'identité, la domiciliation de l'entreprise et l'attestation de non-condamnation.

C'est cette immatriculation précise qui vous donnera votre numéro SIREN, le matricule indispensable pour la suite.

L'inscription au registre des exploitants de VTC (REVTC)

L'inscription au Registre des Exploitants de VTC (REVTC) constitue l'ultime étape administrative du parcours. Sans elle, l'exercice de l'activité est illégal et vous expose à être lourdement sanctionné lors d'un contrôle.

Pour valider votre dossier en ligne, voici les documents que vous devez impérativement rassembler :

  • Justificatif d'immatriculation de l'entreprise (votre extrait Kbis ou numéro Siren).
  • Copie recto-verso de la carte professionnelle VTC.
  • Copie de la carte grise.
  • Attestation d'assurance Responsabilité Civile Professionnelle en cours de validité.
  • Justificatif de garantie financière de 1 500 €, sauf si vous êtes propriétaire du véhicule.

Une fois inscrit, vous êtes officiellement prêt à exercer.

Équiper son véhicule : les normes à respecter

Vous êtes officiellement exploitant, mais il reste une étape avant de prendre la route. Il est temps de s'assurer que votre outil de travail principal — votre voiture — est lui aussi parfaitement conforme à la loi.

Les caractéristiques techniques du véhicule

On ne peut pas utiliser n'importe quelle voiture pour devenir chauffeur vtc. La loi impose des critères stricts. L'objectif est simple : garantir un certain standing et le confort absolu des clients.

Votre outil de travail doit respecter : entre 4 et 9 places, chauffeur inclus. Il faut aussi 4 portes minimum, moins de 7 ans d'ancienneté, et un moteur affichant une puissance d'au moins 84 kW.

Bonne nouvelle pour l'avenir : ces contraintes de puissance et d'ancienneté ne s'appliquent pas aux véhicules hybrides et électriques. Ils deviennent donc très attractifs.

L'assurance professionnelle : une protection indispensable

Attention, une assurance auto classique ne suffit absolument pas ici. Le transport de personnes à titre onéreux exige une couverture spécifique. Sans elle, vous risquez gros dès le premier pépin.

Vous avez l'obligation de souscrire une assurance Responsabilité Civile Professionnelle (RC Pro). Elle couvre les dommages causés aux clients ou aux tiers durant l'activité. Notez qu'un défaut d'assurance est très sévèrement puni par la loi.

Pour simplifier la gestion, passez par un expert-comptable spécialisé VTC. C'est souvent plus sûr.

La signalétique obligatoire : le macaron vtc

Un VTC doit être immédiatement identifiable lors d'un contrôle. C'est le rôle précis de la vignette autocollante, que l'on appelle communément le macaron VTC. C'est votre preuve de conformité.

Cette vignette est de couleur rouge et carrée. Vous devez la coller sur le pare-brise avant, en bas à gauche, et à l'arrière, en bas à droite. Elle s'obtient uniquement après l'inscription au registre.

Rappelez-vous qu'à l'inverse des taxis, tout dispositif lumineux extérieur est formellement interdit pour un VTC. Restez discret.

Vtc vs taxi : bien comprendre les règles du jeu

Maintenant que vous et votre véhicule êtes en règle, il faut comprendre votre place dans l'écosystème du transport de personnes, et surtout, ce qui vous différencie de votre "cousin" le taxi.

La maraude : le point de rupture fondamental

C'est la différence la plus importante et la plus stricte à assimiler pour devenir chauffeur vtc. Un VTC n'a strictement pas le droit de "marauder".

La maraude consiste à circuler sur la voie publique en quête de clients ou à stationner en attente d'un passage. Cette pratique est le monopole des taxis. Un VTC ne travaille que sur réservation préalable, preuve à l'appui.

Les règles gouvernementales sont très claires à ce sujet et ne laissent aucune place à l'interprétation.

Tarification et accès à la profession : deux mondes à part

Le modèle économique et l'investissement de départ n'ont rien à voir entre un VTC et un taxi, c'est le jour et la nuit.

  • Tarification : Le prix d'une course VTC est libre (fixé par le chauffeur ou la plateforme) et connu à l'avance. Le taxi utilise un taximètre réglementé, sensible au trafic.
  • Accès à la profession : Le VTC passe un examen. Le taxi doit acheter une licence (ADS) dont le coût peut atteindre des sommes astronomiques.
  • Zone d'exercice : Le VTC n'a pas de restriction géographique. La licence de taxi est souvent limitée à une commune précise.

Chauffeur privé et capacitaire loti : ne pas tout mélanger

Sachez que "chauffeur privé" est souvent un VTC indépendant qui travaille avec sa propre clientèle premium, hors plateformes. Le service est plus personnalisé, les tarifs aussi ; c'est une approche différente du métier.

Notez que le statut de capacitaire LOTI, qui permettait de travailler avec des véhicules de moins de 10 places, a été fortement restreint. Il est désormais interdit d'utiliser ce statut pour travailler avec les plateformes dans les grandes agglomérations.

infographie chauffeur prive et capacitaire loti ne pas tout melanger devenir chauffeur vtc

Les réalités du métier : entre indépendance et contraintes

Les distinctions légales sont claires, mais la pratique quotidienne du métier révèle une réalité plus nuancée, surtout pour ceux qui dépendent des plateformes.

La réservation préalable : la clé de voûte de votre activité

Si vous souhaitez devenir chauffeur VTC, sachez que chaque course doit faire l'objet d'une réservation préalable. C'est la contrepartie stricte de l'interdiction de la maraude qui protège les taxis. Sans ce sésame, vous êtes hors la loi.

En cas de contrôle, le chauffeur doit être capable de présenter un justificatif de cette réservation, qu'il soit papier ou électronique. Ce document vital doit contenir les informations précises de la course et du client. C'est votre seule protection immédiate.

Après une course, le chauffeur doit retourner à sa base ou se garer hors de la chaussée. Le stationnement errant est interdit.

Le paradoxe de l'indépendance face aux plateformes

Il faut se méfier de l'autonomie "illusoire" souvent vendue aux nouveaux arrivants. Si le chauffeur est juridiquement indépendant, il est souvent économiquement dépendant des applications pour trouver ses clients. La liberté est parfois toute relative.

Les plateformes fixent les tarifs unilatéralement, prennent une commission qui a augmenté avec le temps et contrôlent l'accès aux clients. Cette situation limite fortement la liberté de l'entrepreneur au quotidien. Vous subissez les règles du jeu sans les écrire.

D'ailleurs, une analyse sociologique du travail des chauffeurs a mis en lumière cette dépendance. C'est un fait documenté qui pèse lourdement sur l'activité.

Le management algorithmique et la pression de la note

C'est ici qu'intervient le concept redouté de "management algorithmique". Le vrai "patron" du chauffeur de plateforme, c'est l'application et ses règles froides. Elle dicte votre quotidien bien plus qu'un superviseur humain.

Cela implique un système de notation par les clients qui génère un stress constant pour le conducteur. Vous avez des taux d'acceptation et d'annulation à respecter sous peine de sanctions automatiques. L'algorithme ne pardonne aucun écart de performance.

Une mauvaise note peut mener à la désactivation du compte, synonyme de perte de revenus immédiate. C'est le risque permanent.

Devenir chauffeur VTC ne s'improvise pas. Entre les prérequis stricts, l'examen obligatoire et le choix du statut, le parcours est exigeant. Ce métier offre une réelle indépendance, mais impose aussi des contraintes fortes liées aux plateformes. Une préparation minutieuse reste votre meilleur atout pour transformer ce projet en réussite durable.


Première publication de l'article le 22/01/2026 par Romain Decroix


Après plusieurs années en tant que manager en cabinet d'expertise-comptable j'ai créé mon entreprise en 2021.
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